mercredi 23 juin 2010

Xizhou




Plus intéressante, l'architecture bai ! Xizhou est un village préservé, qui a gardé de nombreuses maisons traditionnelles, toujours habitées, et parfois on nous permet d'entrer et de photographier... L'artisanat est en plein renouveau: des textiles divers décorés au pochoir, que les touristes apprécient et achètent; car les Bai ne sont pas riches: oubliés du boom économique, seulement exploités pour le tourisme... Un vieillard nous explique par l'intermédiaire de notre chauffeur les aleas de la période dure du maoïsme, l'échec de l'agriculture centralisée, les bouleversements sociaux, la pauvreté généralisée, la fuite des jeunes vers les villes...

Les Bai




L'ethnie majoritaire de Dali et de sa région: les Bai.


On n'échappe pas à la formule touristique tout compris: danse, théâtre, cérémonie complexe du thé, le tout très apprécié par des groupes...chinois, car nous sommes les seuls Européens. Les costumes sont très beaux, les artistes charmants. On se laisse prendre...

Les trois stupas


Nommés aussi les trois pagodes, la principale attraction de Dali; très anciens (9ème siècle pour le plus grand), vides mais décorés de sculptures à l'extérieur; une agréable promenade et une étonnante perspective au pied des montagnes...

samedi 19 juin 2010

Dali




Dali est une charmante ville qui a conservé remparts, temples et palais traditionnels; nous logeons d'ailleurs dans l'un d'entre eux (voir photo): le décor est magnifique, intérieur comme extérieur, mais la bouffe grasse et infâme (au point que nous boudons le breakfast); en ville, tout est prévu pour le routard étranger: restaurants "à tendance" tibétaine, indienne ou italienne; on sert même des wienerschnitzel !!! Tout cela est supposé plaire au touriste, mais franchement, le gras le dispute à l'indigeste: Dali n'est pas une étape gastronomique, et le tourisme "à la chinoise" est bas de gamme.

De nombreuses femmes accostent discrètement les étrangers pour leur vendre bijoux et vêtements traditionnels, les trésors familiaux s'envolent contre des dollars. Voilà d'où vient ma belle veste miao...

N'empêche, tout est illuminé le soir, et c'est bien joli. Pour une fois j'illustre avec une photo des jours heureux.

Le marché de Shalung







Etape suivante: Dali (voir carte)



Nous louons un taxi conduit par une femme - à chaque halte, nous la retrouvons profondément endormie - surmenage ?? La vie ici ne doit pas être facile.



Le marché de Shalung est en dehors de circuits touristiques: c'est le rendez-vous des paysans du coin; pas de grand pittoresque, juste la vie quotidienne. Les femmes vont rarement nu-tête: foulards, coiffes traditionnelles, chapeaux de paille; elles portent leur marchandise dans de grands paniers sur le dos - ou leurs enfants ! Légumes, viande, babioles en plastique, l'ordinaire de tous les marchés; c'est plutôt propre, simple mais pas particulièrement pauvre.



Autre arrêt, en pleine campagne, loin de tout: un hangar, sorte de supermarché de la bijouterie, certainement destiné aux groupes amenés par des cars; on y trouve de tout, de la simple perle de verre au véritable jade; temple du consumérisme à la chinoise.

Baisha




Il y a plein de choses à faire autour de Li-Jiang, des randos en montagne, lacs d'azur, gorges impressionnantes, temples isolés et romantiques... mais notre temps est compté, nous ne disposons que d'un mois pour un programme chargé (4 pays !!!); résultat: nous optons pour Baisha, autrefois capitale des Naxi, petit village tranquille à 8 km de Li-Jiang; célèbre pour des fresques bouddhistes dans un temple-palais (ou palais-temple?), très belles mais recouvertes de graffiti ou effacées par les vandales de la révolution culturelle; l'ignorance est un fléau. Le village vit maintenant du tourisme; le monastère est de nouveau habité par des moines d'obédience tibétaine - l'un d'entre eux tient absolument à poser avec moi...

Endroit nostalgique, vieillard hors du temps, objets pour touristes manufacturés, pub pour les mobiles, choc entre deux mondes...

mercredi 16 juin 2010