mercredi 16 juin 2010

Orchestre naxi


Impressionnant, mais comme je vous l'ai dit, plutôt endormant; d'autre part, bravo à ceux qui perpétuent cet art sur le point de se perdre...

mardi 15 juin 2010

Li-jiang







Après une deuxième mauvaise nuit (mon ennemi n°1 est le décalage horaire), nous avons pris l'avion pour Li-jiang (après avoir éliminé de notre programme Shangri-la, un ersatz du Tibet à usage touristique).

Li-jiang est une bourgade ravissante et pittoresque, dont l'habitat traditionnel en bois et pisé a mieux résisté au séisme de 1996 que les immeubles modernes... Le centre de la ville est un quartier à l'architecture traditionnelle Naxi datant de 750 ans au moins, reconstitué en partie après le tremblement de terre. Ruelles bordées de boutiques en bois, canaux et ponts romantiques, et danses naxi sur la grand-place. Le peuple naxi est un peuple pratiquant une religion proche du bouddhisme tibétain, et possédant une écriture hiéroglyphique. Les femmes sont habillées de la couleur du ciel. Le tourisme est ici développé à l'extrême, et je ne sais ce qu'il faut en penser. Le soir, les rues se transforment en quartiers de plaisir, et les restaurants en bruyants dancings. Partout de jeunes demoiselles peu farouches en costumes.
Côté gastronomie, ce n'est pas inoubliable: à midi nous goûtons le hot pot, un bouillon supergras où nagent des morceaux choisis de poulet, y compris les pattes et le bec (!), et le soir, des lasagnes dans une des nombreuses gargotes adaptées aux routards. Avant d'assister à un concert de musique naxi, costumes colorés et instruments étranges, mais le tout tellement ennuyeux pour nos oreilles occidentales que ... je m'endors. Nous logeons dans un palais aux multiples cours intérieures, mais dormons très mal à cause du bruit de la rue qui ne cesse qu'à l'aube...

jeudi 10 juin 2010

Musée et parc des minorités







Dans les environs de Kunming, on peut visiter un musée des minorités ethniques qui présente des costumes splendides, malheureusement de manière un peu tristounette; en face du musée - et c'est là qu'on trouve l'affluence - un musée vivant, cad un "parc des minorités". Comprenez une reconstitution soignée des différents habitats, le tout animé par de nombreux figurants somptueusement costumés. L'art de la mise en scène chinois atteint ici des sommets. C'est en fait très beau, si on ne savait pas la vérité, que ces peuples ne sont pas des créatures de Walt Disney, mais des populations en train de perdre leurs traditions, au profit d'un tourisme de bazar.

C'est quand même très agréable à parcourir, et tellement grand que l'on se déplace dans ce que nous appelons des "cuissetax"; pour les non-belges, des vélos à 2 places et 4 roues...

Vous me voyez sur cet engin, en face d'un faux potala, avec en arrière-plan des danseurs tibétains. Quand on connaît le sort du Tibet, on ne peut qu'être choqué.

mercredi 9 juin 2010

Qui a peur de l'armée chinoise ?


En tout cas pas Virginie !

Gastronomie à Kunming


















J'ai apprécié Kunming, vous disais-je... Peut-être à cause du talent chinois de la mise en scène ! Si tout récemment encore, les minorités ethniques furent délaissées, voire priées de s'uniformiser au nom du communisme (parfois violemment), les Chinois ont maintenant compris quelle inépuisable source de revenus touristiques elles représentent. Vous vérifierez cette affirmation dans les messages suivants.

A Kunming, on peut manger dans toutes sortes de décors somptueux.

D'abord dans cette maison traditionnelle, où les tables sont installées dans la galerie, dans la cour intérieure ou les cabinets particuliers. Lisez Van Gulik et les enquêtes du juge Ti pour comprendre l'agencement de ces maisons. Cuisine du Sichuan, cad ultra-piquante.
Ensuite dans cet ancien palais - un labyrinthe de cours et de bâtiments - où l'on est reçu par des demoiselles de l'ethnie YI, costume d'une richesse inventive incomparable, et quelles couleurs ! Cuisine grasse et mystérieuse.

Et finalement dans cette maison tibétaine transformée en musée, y compris pièce sacrée avec autel. Tenue par de vrais Tibétains - une sorte d'exil, mais des moyens pour perpétuer la culture tibétaine. Spectacle de danses traditionnelles, très viriles. Thé salé au beurre et tsampa, viandes bouillies, momos. En fait un Tibet riche et coloré bien loin de celui que nous avons vu à Lhassa.
Au restaurant de l'hôtel, cuisine locale raffinée; ce qui me frappe, c'est la façon de découper le poulet en tous petits morceaux, méconnaissables...

Vieille ville et marché




Kunming est comme toutes les villes chinoises, une métropole de béton aux rues embouteillées; il subsiste cependant quelques vieux quartiers aux ruelles sinueuses, des restaurants installés dans des maisons traditionnelles fermées sur des cours intérieures (la cuisine est superpiquante), des marchés aux fleurs et aux oiseaux, des sortes de supermarchés de souvenirs pour touristes - où l'on peut trouver des bijoux et des costumes des nombreuses minorités des campagnes, des temples paisibles où l'on va brûler de l'encens en l'honneur de dieux que Mao n'a pas réussi à éliminer... Je garde un très bon souvenir de Kunming.

mardi 8 juin 2010

Les lacs de Kunming




Et si on reprenait le fil de ce voyage ? Nous sommes donc à Kunming, ville principale du Yunnan, région du sud de la Chine, qui abrite de nombreuses minorités ethniques.



Pour l'instant nous explorons les lacs - ils communiquent entre eux par des canaux, qu'enjambent des ponts romantiques. C'est le rendez-vous des amoureux, des adeptes du taichi, des promeneurs, et même des danseurs, le soir, au son de valses et tangos... Nombreux jeux nautiques pour les petits et grands. Typiquement chinois: un parc convivial, lieux d'activités diverses.